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Vesse

Le Royaume de Vesse

Royaume aride et désertique, Vesse est en quelque sorte le centre du monde de Groelf. En raison du climat particulièrement chaud, la majorité de la population vit à proximité des points d’eau qui forment des oasis, le long  du fleuve Rashan qui traverse les sables des Monts Noirs à la Mer du Silence.

Vesse

 

La capitale, Ghizkan, fondée il y a vingt-trois siècles, était à l’origine une simple étape pour les marchands qui voyageaient à travers les sables. Elle se développa vite jusqu’à devenir florissante et grandiose.

Mais, bien que grandiose, c’est une cité dangereuse.

Elle abrite en son sein nombre de philosophes, grands penseurs et illuminés mais elle cache surtout un terrible secret.

Mené de main de maître par le Grand Invocateur Brylnias, le peuple jouit pourtant d’une grande liberté illusoire. Car même si le jour chacun vit comme bon lui semble, au crépuscule, le royaume et son peuple changent de visage.

Brylnias est un homme de stature assez moyenne, il a progressé à travers les sphères du pouvoir à la seule force de sa volonté, jusqu’à hériter de la charge qui lui incombe à ce jour. 

Séparé en six castes, le peuple profite ainsi de la hiérarchisation de sa société, chacun se voyant placé là où ses prédispositions le destinent à officier.

Le Caste des Patients, la plus basse, intègre tous les anciens, les infirmes, les malades et les difformes. La coutume veut que la Caste des Patients soit aidée à attendre le retour inévitable auprès des Dieux. La loi de Vesse prévoit qu’elle soit protégée et soignée en toutes circonstances bien que la caste ne fournisse que peu au Royaume. On y trouve aussi nombre d’anciens soldats, blessés sur le champ de bataille et trop mutilés pour pouvoir remplir la moindre tâche.

La Caste de l’Avenir regroupe les femmes et les enfants. Ils sont les porteurs du futur de la cité et des projets du Roi. C’est en général à cette caste que revient la charge de s’occuper de la Caste des Patients.

La Caste des Mains est composée des ouvriers, artisans, marchands et de tous ceux qui prospèrent et font prospérer la cité et le Royaume. Tailleurs de pierres, couturiers, tanneurs, joailliers et autres jouissent de la protection des gardes et soldats en tous lieux. Les chantiers sont ainsi gardés, les quartiers de manufactures sont patrouillés. Tout est mis en place pour que le brigandage ne ralentisse pas le progrès.

La Caste des Armes se forme des Gardes, Soldats, Officiers et milices destinés à protéger le Royaume, le Roi et le Peuple. La caste n’a pas à travailler en dehors de ses attributions. Les soldats et officiers reçoivent leur solde, même en temps de paix, avec pour seule consigne d’être capable de répondre sur l’heure à toute convocation d’un régiment.

La Caste des Illuminés est variée. Appelée à demi-mot l’Ordre Blanc, elle englobe les intellectuels, les écrivains, les copistes, les manipulateurs de la magie et tous ceux qui pensent plus qu’ils n’agissent. Bien qu’ils soient hiérarchiquement supérieurs aux autres castes, ils ne bénéficient pas de la protection du Royaume. Crainte pour le pouvoir de ses mots, la Caste est jugées apte à se défendre seule.

La Caste des Invocateurs est la plus élevée. Elle dirige les cités, lève les armées, fait appliquer les lois du Roi. Ceux qui y sont présents le sont de par leur naissance, leurs actes ou leurs talents hors du commun. Ils sont les Maitres des rituels, les Chuchoteurs du Néant, les Capes noires, tant de noms pour nommer ceux qui ont droit de vie et de mort sur toute la population.

 

La mort, pour ceux que les invocateurs désignaient, était douloureuse et lente. Soumis aux pires horreurs, les suppliciés n’avaient qu’un espoir : que leur cœur les abandonne et qu’ainsi ils puissent enfin être libérés.

 

Les rumeurs disaient que dans les bas-fonds de la cité, à l’abri des regards, certains tentaient de résister. Se réunissant pour essayer de survivre sous un régime ignoble qui ne prêtait que peu d’importance à l’existence humaine.

Nul ne croyait réellement aux rebelles et toutes les belles histoires contées le soir, à la tombée de la nuit, dans l’arrière-salle d’une auberge, ou accoudé au comptoir d’une taverne à demi ivre n’étaient que légendes.

Mais tapis dans l’ombre, des hommes et des femmes attendaient dans l’angoisse et l’appréhension que quelqu’un s’élève contre les tyrans.

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